28 janvier 2008
La mort subite du nourrisson
De nombreuses études épidémiologiques publiées récemment permettent de mieux connaître la mort subite du nourrisson. Malgré une forte baisse des morts subites des nourrissons (MSN), on compte tout de même 250 morts en 2005 en France. La France a encore des efforts à faire.Comparer aux autres pays européens, la France demeure « le mauvais élève ». En effet, au sein de l’Europe, elle fait partie des pays à fort taux de décès.
La MSN est mis en cause pour 1 décès de nourrisson sur 10. Le taux de décès global est de 31,9/100 000. Après les affections périnatales et les malformations congénitales, la MSN est la troisième cause de décès pour les enfants de moins d’un an.
Plusieurs facteurs épidémiologiques sont connus depuis longtemps (position de sommeil, tabagisme, vaccinations). D’autres facteurs moins connus ressortent tels le partage de lit ou de canapé comme facteur de risque, tandis que le partage de chambre et l’usage des tétines seraient des facteurs de protection. Les MSN surviennent plus souvent lorsque les conditions socio-économiques de la famille sont défavorables.
Si ces chiffres demeurent élevés, ils sont en baisse de 74% depuis les années 1970. Cette baisse constitue un grand succès mais il ne faut pas relâcher les actions de prévention et de santé publique afin de réduire le taux de MSN au maximum.
Lien vers le Bulletin Epidemiologique Hebdomadaire : http://www.invs.sante.fr/beh/2008/03_04/index.htm
25 janvier 2008
Prendre la pilule protégerait contre le cancer des ovaires
TORONTO - Une récente étude en vient à la conclusion que les femmes qui
prennent des contraceptifs oraux diminuent leur risque de développer un cancer
des ovaires et que cet effet protecteur durerait des dizaines d'années après
qu'elles aient arrêté des les prendre.
La principale auteur de cette étude, le Dr Valerie Beral, de l'unité
d'épidémiologie du centre de recherches sur le cancer du Royaume-Uni, a qualifié
de "boni" la protection contre le cancer des ovaires que procurent
les contraceptifs oraux.
"Les jeunes femmes ne prennent pas la pilule pour se prémunir contre le
cancer, elles la prennent pour ne pas être enceinte",a expliqué le Dr
Beral dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne, jeudi. "Et
plusieurs d'entre elles, je crois, sont inquiètes de ce que l'on peut lire ou
entendre dans les médias, à propos des éventuels risques de développer un
cancer plus tard qu'elles encourent en la prenant. En fait, c'est l'inverse qui
est vrai. C'est un cancer qui ne pardonne pas, alors c'est un boni
intéressant."
La Société canadienne du cancer estime que 2400 femmes ont été
diagnostiquées avec type de cancer l'année dernière et 1700 en sont mortes.
C'est le cinquième cancer le plus mortel chez les femmes, après ceux des
poumons, du sein, colorectal et du pancréas.
Mme Beral et ses co-auteurs estiment que ce sont 200 000 cas de cancer des
ovaires et 100 000 décès qui ont été évités dans le monde en raison de
l'utilisation des contraceptifs oraux depuis leur arrivée sur le marché, dans
les années 60.
Avec le nombre de plus en plus important de femmes ayant recours à cette
méthode de contraception, les auteurs estiment que ce sont au moins 30 000 cas
de cancer des ovaires qui seront évités annuellement.
24 janvier 2008
"Se tuer" au travail : un adage qui peut se vérifier...
Les maladies cardiaques sont notamment provoquées par des
dépôts graisseux qui bouchent les artères : il s’agit de la principale
cause de décès dans le monde.
Le stress lié au travail augmente les risques de maladies
cardiaques : c’est ce qu’il ressort d’une étude réalisée sur plus de 10000
fonctionnaires britanniques. Il s’agit de la première étude menée à grande
échelle sur les effets du stress sur les maladies cardiaques.
Après 12 ans d’observation, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que les personnes stressées par leur travail avaient 68% plus de « chance » de développer une maladie cardiaque que les personnes qui ne se sentent pas stressées par leur travail. La corrélation s’avère d’ailleurs particulièrement forte pour les personnes relativement jeunes. De plus, ces personnes stressées par leur travail cumulent généralement plusieurs comportements qui entraînent des maladies cardiaques : nourriture grasse, tabac, alcool, manque d’activité physique…
23 janvier 2008
Nouveau décès au Vietnam dû à la grippe aviaire
Les autorités vietnamiennes ont annoncé mercredi un nouveau décès dû
à la grippe aviaire, celui d'un homme de 32 ans originaire du nord du
pays.
"L'institut national d'hygiène et d'épidémiologie nous a officiellement confirmé qu'il avait été testé positif au virus H5N1", a affirmé à l'AFP le directeur du département de médecine préventive du ministère de la Santé, Nguyen Huy Nga.
Le directeur de l'hôpital où le patient est décédé le 18 janvier avait un peu plus tôt déjà annoncé sa mort. Mais la victime n'était alors encore que suspectée d'avoir contracté le H5N1.
Ce nouveau décès porte à 48 le nombre de morts dus à la grippe aviaire au Vietnam depuis que le virus a fait sa réapparition dans la région fin 2003.
Selon la presse vietnamienne, la victime aurait mangé l'un des poulets retrouvés morts autour de sa maison dans le district de Son Duong, province de Tuyen Quang, où le département de la Santé animale du ministère de l'Agriculture a aussi confirmé un foyer de grippe aviaire parmi la volaille.
Trois provinces vietnamiennes sont actuellement officiellement frappées par des foyers de grippe aviaire.
La dernière victime en date du H5N1 au Vietnam, un enfant de quatre ans, avait été enregistrée en décembre.
L'Organisation mondiale de la Santé recense un total de 219 morts dus à la grippe aviaire à travers le monde.
18 janvier 2008
Une "épidémiologie des conflits"
Une grande question subsiste: "Combien y a-t-il eu de morts pendant la Seconde Guerre Mondiale?"
Afin de répondre à de telles questions, une nouvelle discipline appelée "épidémiologie des conflits" a été créée au cours de ces vingt dernières années. En effet des chercheurs doivent se rendre dans les zones de guerre afin d'enquêter directement auprès des communautés touchées.
En temps de paix, la plupart des pays développés collectent régulièrement des informations sur leurs citoyens par le biais de recensements. Chaque ménage est contacté individuellement, par téléphone ou par courrier. Dans les pays en guerre, il est en pratique impossible d'appliquer ce type de procédure. Les enquêteurs utilisent donc la technique d'échantillonnage en grappes (qui était au départ utilisée pour les campagnes de vaccination).
Les étapes sont les suivantes :
- on sélectionne des échantillons de ménages représentatifs du pays
- des ménages appartenant à chacun des échantillons sont ensuite choisis au hasard
- les équipes d'enquêteurs vont frapper aux portes de ces familles. Ils reçoivent des rapports quotidiens sur l'état de la situation sur le terrain, vérifient les rumeurs d'échauffourées.
Les équipes d’enquêteurs ne se déplacent que lorsque la sécurité semble assurée et sont accompagnés, la plupart du temps, de gardes armés. Mais, en dépit de toutes ces précautions, des problèmes peuvent survenir tels que attaques par des groupes rebelles, problèmes d’ordres politiques (censures des résultats, contradiction des résultats,…),…
Des débats restent en cours sur les méthodes utilisées pour l’échantillonnage. Par exemple, il convient de souligner une source d'erreur potentielle qu'on appelle le main street bias [biais de l'artère principale]. Dans chacune des grappes, les chercheurs sélectionnent les ménages en choisissant une rue commerçante, puis, au hasard, une rue résidentielle perpendiculaire à la première. Ils désignent ensuite de façon aléatoire une maison située sur cette rue et commencent leur enquête à partir de celle-ci. Des critiques comme Michael Spagat, professeur au Royal Holloway College de l'université de Londres, affirment que cette méthode ne tient pas compte des rues qui ne croisent pas l'artère principale et qui, par conséquent, sont probablement plus calmes et moins souvent le théâtre d'affrontements ou d'attentats.
Citation de Anna Hatløy (chercheuse en nutrition à l'université d'Oslo) : "Nous devons être au courant de la situation dans les endroits où personne n'ose se rendre. Notre travail, c'est de permettre à ceux qui se trouvent dans ces situations de se faire entendre."
http://www.bpe.europresse.com/
14 janvier 2008
Bien s'alimenter réduit les risques de cancer
La consommation de fruits et de légumes
permet de réduire de 31% 
le risque de cancer et
de 37% de la mortalité chez l'homme,
révèle une étude de l'Inserm rendue publique mercredi 9
janvier. 
L'Inserm s'est penché sur le lien entre les comportements alimentaires et
la qualité du
vieillissement, notamment l'apparition des maladies
chroniques et le maintien des capacités fonctionnelles.
Vitamines et antioxydants
L'équipe de Serge Hercberg, directeur de l'unité Epidémiologie nutritionnelle, a fait apparaître, au terme de huit ans de travaux, que la consommation de vitamines et d'antioxydants, équivalant à la consommation quotidienne recommandée de cinq fruits et légumes, permet une réduction de 31% du risque de cancer et de 37% de la mortalité chez l'homme. L'expérience n'a en revanche eu aucun effet spécifique chez la femme, dont la consommation en fruits et légumes, selon Serge Hercberg, est naturellement plus élevée.
Pour cette enquête, 13.027 sujets sains sujets ont fait l'objet d'un suivi comportant des questionnaires, des bilans de santé et des dosages.
Un quart de la population
"En 2025, les plus de 60 ans représenteront plus d'un quart de la population", souligne Serge Hercberg. Une progression "exponentielle", qui va de pair avec la montée du poids des maladies chroniques et l'augmentation de la dépendance.
Mais "la maladie n'est qu'une probabilité, pas une fatalité", souligne Claude Jeandel, professeur de gériatrie, qui plaide pour la prévention afin de "retarder l'expression d'une maladie chronique". 25% des gens vieillissent en bonne santé, 50% sont fragiles, 25% malades.
Le tabac, principal facteur de risque
Après une enquête réalisée en parallèle, c’est le tabac qui apparaît comme le facteur le plus contraignant sur la santé. Il augmente de 77% le risque de décès. Un apport suffisant en vitamine C augmente de 44% les chances de rester en vie, contre 26% pour la modération de sa consommation d'alcool, et 24% pour l'activité physique.
08 janvier 2008
Tuberculose en prison
D’après une enquête prospective réalisée du 1ier juillet 2005 au 30 juin 2006, la prévalence de la tuberculose en milieu carcéral en France, a « diminué de plus de moitié en dix ans ». C’est la première étude à être publié sur le sujet depuis 1995. L’objectif de cette enquête était de mieux connaître la maladie, son dépistage et son traitement dans les prisons d’Ile de France.
La tuberculose est une des trois maladies qui fait le plus de victimes dans le monde. Elle tue chaque année près de deux millions de personnes. C’est une maladie infectieuse contagieuse transmise par le bacille de Koch.
26 cas de tuberculose ont été diagnostiqués sur 22 450 personnes incarcérées en Ile de France.
La prévalence de la maladie est de 106.9 pour 100 000 détenus dans ces établissements. Cette prévalence a diminué depuis 10 ans mais elle reste très supérieur à la prévalence de cette maladie en Ile de France (19,7 cas pour 100 000 habitants).
Le taux de dépistage varie de 58 à 99% selon les maisons d’arrêts. La prison de la Santé à Paris à une prévalence de 230.3 cas pour 100 000 détenus tandis que d’autres maisons d’arrêts ne comptent aucun cas de tuberculose.
Le thé vert freine l'avancée du cancer de la prostate
Une équipe de chercheurs du ministère de la Santé a observé les
habitudes alimentaires de 49.920 hommes âgés de 40 à 69 ans, entre 1990
et 1993, et a ensuite suivi l'évolution de leur état de santé jusqu'en
2004, a précisé le Centre national du cancer.
Pendant cette
période, 404 hommes ont été diagnostiqués avec un cancer de la
prostate, dont 114 à un état avancé, 271 avec un cancer localisé et 19
à un état indéterminé.
Une analyse a démontré que les risques de
développer un cancer de la prostate à un état avancé était 50%
inférieurs pour les hommes qui consomment au moins 5 tasses de thé
vert, par rapport à ceux buvant moins d'une tasse par jour.
"Le
thé vert n'a pas eu d'effet sur les cancers de la prostate localisés",
a relevé l'étude, mais "le thé vert peut avoir un effet réducteur des
risques d'un cancer de la prostate à un état avancé".
L'équipe
de chercheurs a mis en évidence une substance appelée catéchine dans le
thé vert qui peut contribuer à réduire les risques en abaissant le
niveau de testostérone, une hormone masculine considérée comme un
facteur de risque dans le cancer de la prostate.
07 janvier 2008
Le tabac c'est taboo???
Tout le
monde en a forcément entendu parler : certains s’en réjouissent, d’autres
moins. Depuis le 2 janvier, il est interdit de fumer dans les lieux publics en
France. Mais cette interdiction a été instaurée dans d’autres pays il y a
quelques années. Cet article relate les conclusions des études menées dans ces
différents pays. Globalement, une baisse du nombre d’infarctus a été observée.
En France,
l’enquête évaluera l’évolution du nombre d’infarctus aigus du myocarde avant et
après l’entrée en vigueur de la loi. En Italie, la loi date du 10 janvier 2005.
Une étude a été menée à l’aide du registre des infarctus. Le risque d’infarctus
a baissé de 11% en un an chez les moins de 60 ans. Selon les auteurs de
l’enquête, l’explication de cette baisse s’expliquerait en grande partie par la
réduction du tabagisme passif. En Ecosse, l’interdiction de fumer dans les
lieux publics est entrée en vigueur en mars 2006. L’étude portait sur les
fonctions respiratoires de serveurs. En un mois (après l’interdiction), le
pourcentage de serveurs se plaignant de troubles respiratoires est passé de
79,2% à 52% !
Plus généralement, rappelons qu’en arrêtant de fumer, on diminue de 30% le risque d’infarctus dans les 10 ans qui suivent et de 50% le risque de cancer du poumon dans les 5 ans. Pour retrouver une espérance de vie identique à celle d’un non-fumeur, il faut arrêter de fumer au moins 10 ans voire 15 ans.
06 janvier 2008
La chasse aux "gras trans"
Afin de donner plus de consistance aux huiles insaturées et pour en prolonger la conservation, on a inventé l’hydrogénation, un procédé industriel qui modifie la configuration des molécules d’acides gras insaturés. On obtient ainsi des « gras trans » qui permettent de confectionner, à partir d’huiles végétales insaturées (le plus souvent de soja, de maïs ou de canola), des margarines plus ou moins solides à la température ambiante et des shortenings qui peuvent tolérer de hautes températures de cuisson. De plus, ces produits ont une longue durée de conservation.
D’après cet article, les aliments présents dans les magasins de la chaîne « Burger King » possèdent des taux de « gras trans » jusqu’à huit fois plus élevés que la limite acceptable. Un communiqué de « Burger King » annonce toutefois que l’une des priorités de la chaîne sera l’élimination des « gras trans » dans leurs différents aliments. La fondation canadienne des maladies du cœur compte cependant s’attaquer à la plupart des restaurateurs et industriels qui n’ont toujours pas éliminé les « gras trans » de leurs produits.
La quantité de « gras trans » devra être réduite dans les produits d’ici 18 mois sous peine d’intervention du gouvernement. Les « gras trans » sont responsables de l’obstruction des artères et ils sont donc une cause des maladies cardiaques. En ce qui concerne la restauration rapide par exemple, un simple changement d’huile de cuisson peut apporter beaucoup d’amélioration.

