13 décembre 2007
Etude sur les cancers en Allemagne : Les leucémies infantiles plus fréquentes près des centrales nucléaires
Une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Mayence (Allemagne), entre 1980 et 2003, a montré que parmi les enfants de moins de 5 ans ayant grandi dans un périmètre de 5 km autour de l’un des 16 réacteurs allemand, 37 cas de leucémie ont été répertoriés contre 17 attendus (soit 117 % de plus que la moyenne nationale). Il apparaîtrait également que le nombre de cancer du sang serait supérieur dans un périmètre 50 km autour de la centrale nucléaire.
Des études avaient été réalisées auparavant (par exemple, par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire français) et elles concluaient à une absence d’augmentation de la fréquence des leucémies au voisinage d’une installation nucléaire.
Il faut cependant relativiser ces résultats, un lien statistique ne signifiant pas un lien de causalité. Plusieurs hypothèses ont été avancées comme une exposition du père à des rayonnements ionisants (elle a été rejetée !), un brassage de populations autour des grands chantiers nucléaires favorisant la transmission de virus (à démontrer !), ou alors le « hasard » des agrégats statistiques.
L’origine d’une leucémie restant le plus souvent inexpliquée.
Cette étude relance le débat sur l’usage des centrales nucléaires en Allemagne. Un examen précis de ces résultats va être effectué afin de voir les mesures à prendre.
Source : Le Monde
http://www.bpe.europresse.com/
08 décembre 2007
Le virus Ebola
Qu'est-que le virus Ebola ?
- Globalement, la fièvre hémorragique d'Ebola se caractérise souvent par une brusque montée de température, avec faiblesse, douleurs musculaires, céphalées et maux de gorge. Viennent ensuite des vomissements, des diarrhées, une éruption, une insuffisance rénale et hépatique et des hémorragies internes et externes.
Le foyer épidémique de fièvre hémorragique qui a déjà tué au moins 16
personnes en Ouganda est dû à une nouvelle souche du virus Ebola,
selon les analyses réalisées par un laboratoire de référence de l’Organisation
mondiale de la santé (OMS). Des chercheurs du Centre de contrôle des maladies
(CDC) d’Atlanta, aux Etats-Unis, ont obtenu la séquence génétique d’un segment
de l’ARN viral et ont conclu qu’il s’agissait d’un nouveau sous-type du
redoutable filovirus virus.
Jusqu’ à présent quatre sous-type d’Ebola étaient connus : le sous-type Zaïre
(dont le taux de létalité est de 80%), Soudan (qui tue 50% des personnes
infectées), Côte d’Ivoire et Reston. Cette dernière souche, découverte sur des
singes importés dans un laboratoire américain en 1989, ne s’est jamais avérée
pathogène pour l’homme : l’infection est silencieuse, sans symptôme, alors que
les trois autres souches provoquent de terribles hémorragies internes.
Pour l’instant les experts de l’OMS ou du CDC ne savent pas si le nouveau
sous-type présent en Ouganda est plus mortel ou non que les autres. Pour la
première fois, l’infection par le virus se manifeste par des vomissements. En
date du 28 novembre, l’OMS avait recensé 51 cas d’infection dont 16 mortels
dans le district de Bundibugyo, dans l’ouest de l’Ouganda, près de la frontière
avec la République Démocratique du Congo. Cependant selon des informations plus
récentes de l’Agence France Presse il y aurait au moins déjà 18 morts.
L’épidémie aurait commencé en septembre, d’après les autorités ougandaises. La
précédente résurgence du virus Ebola en Ouganda, en octobre 2000, avait fait 173
morts.
Réduction de la mortalité rougeoleuse
Selon un communiqué provenant de l'OMS datant du 29 novembre 2007, le nombre de décès dus à la rougeole en Afrique a diminué de 91% entre
2000 et 2006, étant ramené, selon les estimations, de 396 000 à 36 000,
ce qui a permis d’atteindre, quatre ans avant la date fixée, l’objectif
des Nations Unies pour 2010, à savoir une réduction de 90% de la
mortalité rougeoleuse. Ces progrès spectaculaires obtenus en Afrique
ont largement contribué au recul de 68% de la mortalité rougeoleuse
mondiale au cours de la même période, soit un passage de 757 000 à 242 000 décès,
selon les estimations.
Les campagnes de vaccination de masse ont eu un impact majeur sur la
réduction de la mortalité rougeoleuse mondiale. Entre 2000 et 2006, on
estime que 478 millions d’enfants âgés de neuf mois à 14 ans ont reçu
le vaccin antirougeoleux lors de campagnes spéciales dans 46 des 47
pays prioritaires gravement touchés par la maladie, notamment dans les pays d'Asie du Sud où 600 enfants de moins de cinq ans meurent encore chaque jour de la rougeole.
Une mobilisation essentielle
Comme le fait observer Mme Bonnie McElveen-Hunter, Présidente du Conseil de la Croix-Rouge américaine, «grâce aux efforts incessants de millions d’agents de santé et de volontaires du mouvement de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, nous faisons littéralement du porte-à-porte pour informer, éduquer et motiver les mères et ceux qui s’occupent des enfants quant à l’importance critique de la vaccination des enfants. Ces efforts de mobilisation sont une condition essentielle du succès et nous aident à vacciner régulièrement plus de 95% de la population vulnérable et ainsi à sauver de très nombreuses vies.»
06 décembre 2007
La gastro débarque
La gastro c'est quoi ?
C'est une inflammation digestive de la paroi gastrique et intestinale, la
gastro-entérite débute souvent brutalement et présente toute une série
de symptômes:
-Nausées, vomissement, diarrhée, douleurs abdominales,fièvre, maux de tête, douleurs musculaires,fatigue....
La gastro peut avoir 2 origines :
- virale : les virus se logent dans l'instestin et y restent plusieurs jours
- bacterienne : la bacterie varie selon les aliments que l'on consomme.
Quelques chiffres :
- Environ 360 000 personnes sont allées consulter leur médecin traitant en deux semaines pour une gasto-enterite.
- Le seuil épidémique, avec 332 cas pour 100 000 habitants, a été
largement dépassé. Ce seuil est défini à 252 cas pour 100 000 habitants
en France, selon le Réseau Sentinelles (Inserm, InVS).
- En moyenne, les malades avaient autour de 18 ans, mais toutes les tranches d’âge de la population sont touchées.
Les conseils d’hygiène de prévention sont les suivants :
- Lavez-vous bien les mains en rentrant de l’extérieur, avant de préparer de la nourriture, en sortant des toilettes, après avoir changé la couche de votre enfant.
- Évitez trop de contacts avec des personnes déjà malades.
05 décembre 2007
L'épidémie saisonnière de grippe attendue dans deux semaines
D'après le dernier bulletin épidémiologique du réseau Sentinelles de
l'Invs/'Inserm, publié ce mardi, l'épidémie de grippe est attendue
"d'ici deux semaines" en France. L'incidence nationale de la maladie
est actuellement de 116 cas pour 100.000 habitants, au-dessous du seuil
épidémique (148 cas pour 100.000 habitants). Trois régions, la
Lorraine, le Nord-Pas-de-Calais et l'Ile-de-France, ont déjà dépassé ce
seuil.
A ce stade, le réseau Sentinelles rappelle "qu'il est
encore temps de se faire vacciner". Les personnes âgées de plus de 65
ans, mais aussi celles qui souffrent de maladie chronique (diabète,
insuffisance cardiaque, déficit immunitaire, asthme, bronchite
chronique) bénéficient d'une prise en charge à 100% du vaccin par la
Sécurité sociale.
Cet hiver, une épidémie "relativement forte"
de grippe est attendue, avec 3,2 à 4,7 millions de cas, selon
l'Institut national de veille sanitaire.



