28 novembre 2007
Rapport du CRESGE sur les violences conjugales
Ce rapport du CRESGE a permis de dégager les répercussions sanitaires et sociales des violences au sein du couple en s’appuyant sur des études réalisées aux Etats-Unis et dans les pays anglo-saxons.
Les principaux facteurs entraînant la mort de la personne victime de violences conjugales est le traumatisme crânien ainsi que les fractures.
Des études épidémiologiques ont montré que les femmes battues par le passé souffraient par la suite de troubles dans les systèmes musculo squelettal, neurologique, sensoriel, circulatoire, génito-urinaire et digestif. Elles sont aussi plus sujettes à une détresse psychologique importante, un stress post-traumatique élevé, aux tentatives de suicide ainsi qu’au recours régulier aux psychotropes.
En plus des conséquences physiques et psychologiques, ces violences ont un impact économique. En 2004, il a été estimé que le coût annuel de ces violences s’élevaient à 5.3 millions d’euros pour les hôpitaux, auxquels il faut ajouter les dépenses en ternes de médicaments, médecins, auxiliaires de vies…
CRESGE : Centre de Recherches Economiques, Sociologiques et de Gestion.
http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=26283
22 novembre 2007
Helicobacter pylori en Algérie
« Helicobacter
pylori » est une bactérie
qui infecte la muqueuse
gastrique. 80 % des ulcères gastro-duodénaux sont causés par des infections de H. pylori, même si chez la plupart
des humains infectés, la maladie reste asymptomatique. H.pylori vit exclusivement dans l'estomac humain et est le seul
organisme connu pouvant survivre dans un environnement aussi acide. Elle
possède une forme hélicoïdale (d'où le nom de « Helicobacter ») et peut se visser dans la paroi stomacale
afin de la coloniser.
Cet article nous apprend que plus de la moitié de la population mondiale est infectée par ce parasite et plus particulièrement 91% des Algériens. Toutefois, seuls 10% des personnes infectées souffrent de douleurs gastriques. 50% des enfants algériens âgés de 0 à 2 ans sont infectés par la bactérie. Une étude, menée en milieu scolaire, a montré que 57% des enfants scolarisés étaient infectés par le parasite. L’échantillon comprenait 300 enfants, âgés de 6 à 14 ans, de 13 UDS (unités de dépistage de santé) de la wilaya d’Alger. La conclusion de l’étude est que la prévalence de l’infection augmente avec l’âge de l’enfant et surtout avec le niveau d’instruction de la mère. Le traitement usuel contre cette bactérie est à base d’antibiotiques. Mais l’article stipule que la résistance d’Helicobacter aux antibiotiques avait récemment augmenté en Algérie, rejoignant les taux européens. La cause possible de l’échec du traitement par les antibiotiques serait la surconsommation d’antibiotiques voire l’automédication selon les praticiens algériens.
Le diabète chez l’enfant
Le diabète est une augmentation du
taux de glucose (sucre) dans le sang, qui se définit par un taux de glycémie à
jeun supérieur ou égal à 1,26g/l (mesuré à deux reprises).
Le diabète de type 1
(insulinodépendant), est une augmentation du taux de glucose
dans le sang due à l’absence de sécrétion d’insuline par les cellules du
pancréas.
Le diabète de type 2 (non insulinodépendant) est une
diminution de la sécrétion d’insuline associée à une mauvaise utilisation de
l’insuline par les cellules du corps humain.

En France, l’incidence du DT1 chez l’enfant a presque doublé ces vingt dernières années. Il y a 20 ans, le nombre de cas pour les enfants âgés de moins de 15 ans était de 8 pour 100 000. Ce chiffre est actuellement de 15 cas pour 100 000 enfants.
De plus, l’incidence du diabète de type 2 (DT2) chez les
jeunes augmente dans de nombreux pays. Ce problème concerne surtout les adolescents au moment de la puberté, en surpoids ou
obèses, avec des antécédents familiaux de diabète. La sévérité et la
rapidité des complications du DT2
deviennent un problème important de santé publique.
Le rapport présenté le 13 novembre 2007
préconise la mise en place d’un registre national du diabète de l’enfant et la
réalisation d’enquêtes épidémiologiques dans le but de renforcer la
surveillance de tous les types de diabète de l’enfant en France.
19 novembre 2007
Surpoids et obésité : des maux universels
Selon une vaste étude réalisée dans 63 pays auprès de 164 000 personnes, plus de 4 hommes sur 10 sont en surpoids, et un tiers est obèse. Pour les femmes, elles sont 24% en surpoids et 27% à souffrir d’obésité. Une pandémie de surpoids et d'obésité est-elle en marche dans le monde ?
Selon cette vaste étude de l’Inserm auprès de 164 000 personnes, 24% des hommes et 27% des femmes sont actuellement obèses, tandis que 40% des hommes sont en surpoids, tout comme 30% des femmes. Des chiffres alarmants qui laissent à penser qu’une pandémie de surpoids et d’obésité est en cours dans le monde.
L’obésité, et en particulier l’adiposité abdominale, est devenue un problème majeur de santé publique, qui menace la qualité-même des services de santé à disposition de la population de nombreux pays.
Pour Beverley Balkau, « il s’agit de la plus grande étude disponible permettant d’apprécier en ‘instantané’ la fréquence de l’adiposité, avec un recueil de données homogène à travers le monde. »
16 novembre 2007
Téléphones portables, augmentation du risque de tumeur
La possibilité d'une augmentation du risque de gliome,
une tumeur du cerveau, pour les "forts utilisateurs" de téléphone
mobile, est suggérée par les résultats de l'étude Interphone-France,
mais la marge d'erreur statistique est trop large pour trancher
définitivement, selon les auteurs.
"Nos résultats, suggérant la possibilité d'une augmentation du risque pour les forts utilisateurs, devront être vérifiés dans les analyses internationales de l'étude Interphone", affirment les chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer, (CIRC) et leurs collègues dont les travaux viennent d'être publiés dans la Revue d'épidémiologie et de santé publique.
Lancée en 1999, l'étude Interphone vise à étudier dans 13 pays s'il existe une relation entre l'usage du téléphone mobile et certaines tumeurs du nerf acoustique, des glandes salivaires ou du cerveau.
Il s'agit de comparer l'usage du mobile pendant dix ans de patients âgés de 30 à 59 ans souffrant de ce type de tumeurs avec les pratiques de personnes indemnes (groupe-témoins).
L'étude française, qui a porté sur plus de 350 patients souffrant d'une tumeur du cerveau ou du nerf acoustique survenue en 2001-2003 et 475 témoins, conclut globalement que l'usage régulier (au moins une fois par semaine) du téléphone mobile n'est pas lié à une augmentation du risque.
Mais elle fait état d'une "tendance générale à une augmentation du risque de gliome chez les plus gros consommateurs de téléphonie mobile", tout en jugeant ces résultats statistiquement non significatifs, compte tenu de la marge d'erreur.
Ces "plus gros consommateurs" comprennent des utilisateurs de téléphone mobile depuis plus de 46 mois, les personnes ayant déjà utilisé en 2001 plus de deux téléphones mobiles ou cumulé plus de 260 heures de conversation, et ceux qui parlent plus de cinq minutes par appel, a précisé à l'AFP Martine Hours.
Les résultats globaux d'Interphone, toujours attendus, pourraient apporter des réponses statistiquement plus significatives que les analyses nationales, selon Elisabeth Cardis.
"La mise en commun des données des pays scandinaves et d'une partie du Royaume-Uni a permis de dégager un risque de gliome significativement accru" parmi les utilisateurs de mobile pendant dix ans "du côté de la tête où la tumeur s'est développée", a résumé le CIRC fin septembre.
Mais, selon le Dr Cardis, il y peut y avoir des "biais de mémorisation", si les malades surévaluent, dix ans plus tard, leur usage du portable du même côté que la tumeur, et des "biais de sélection", si les personnes témoins ne constituent pas un échantillon représentatif de la population.
02 novembre 2007
Deuxième enquète nationale auprès des personnes diabétiques en France
Baptisée « Entred » (échantillon national témoin représentatif des diabétiques), la deuxième enquête nationale sur le diabète est actuellement en cours. Cette enquête a pour but de vérifier les progrès accomplis entre 2001 et 2007 en matière de l'état de santé des diabétiques et de la qualité de leur prise en charge médicale. Elle permettra également d’estimer l’augmentation de cette prise en charge.
Pour cette enquête, 9000 personnes diabétiques ont été tirées au sort. Entre octobre et novembre 2007, elles seront contactées par un médecin-conseil de leur CAM et bénéficieront d’un entretien téléphonique puis recevront un questionnaire détaillé par la poste sur leur diabète, les soins qu’elles ont reçues,…
Le diabète est une maladie chronique en pleine expansion, avec une augmentation annuelle estimée à +5.7 % en France. La première étude « Entred » effectuée en 2001 avait démontré une insuffisance de la qualité de prise en charge des personnes diabétiques mais aussi une mauvaie information de ces personnes et des professionnels de santé.
Cette étude est réalisée par l’InVS, la Cnam, le RSi, la HAS, l’INPES et l’AFD.