Epidémiologie

L'épidémiologie en France et dans le monde résumée sur ce blog mis à jour par les étudiants de la licence professionnelle Statistique et Informatique pour la Santé de Vannes

05 mars 2008

Ce n'est qu'un au revoir

Ce blog prend fin en même temps que notre année à Vannes... pour laisser place au stage.
Merci d'avoir suivi, l'actualité épidémiologique sur notre blog.

N'hésitez pas à nous contacter ou consulter le site web : licence SIS si vous etes intéressés par notre licence

Erwan, Fabien, Magalie, Maryline, Pascal, Pauline et Régis

Posté par Maryline Robert à 19:53 - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 mars 2008

Alerte à la rage

L’alerte à la rage prend de l’ampleur en France. Le ministère de la santé étend l’alerte (lancée cette semaine en Seine et Marne) à trois autres régions (Calvados, Gers et Hautes-Pyrénées).

rageLa rage est une maladie virale grave. Elle est causée par un virus qui provoque une encéphalite. Les symptômes sont nerveux ; parfois une agressivité bien qu'il existe aussi des formes plus frustes où le malade est particulièrement calme. Un animal infecté par le virus de la rage peut commencer à l'excréter jusqu'à 15 jours avant les premiers signes cliniques. Le virus est alors présent dans toutes les sécrétions de l'animal.

D’après le Ministère de la Santé, au moins trois chiens seraient morts de la rage. Pour l’instant, l’enquête épidémiologique a permit de trouver environ quarante personnes qui auraient été en contact avec un de ces chiens. Ces personnes sont prises en charge par les centres antirabiques. De même, une centaine d’enfants et quelques adultes se sont fait vacciner contre la rage dans une école primaire de Seine-et-Marne. Un cas de rage avait été confirmé le 26 février par l'Institut Pasteur chez une chienne qui avait mordu une fillette de 12 ans, le 18 février. L'enfant a reçu une vaccination curative très rapidement après la morsure.

La période de risque de contamination a débuté en octobre 2007. Les investigations continuent afin d’identifier les personnes et animaux qui auraient été en contact avec ces trois chiens atteints de la rage.

Posté par Pauline Delezire à 17:45 - Commentaires [1] - Permalien [#]

29 février 2008

Le stress au travail a-t-il un lien direct avec les diverses affections cardiaques ?

Une étude britannique a montré qu’un lien de causalité peut exister entre le stress au travail et diverses affections cardiaques (par exemple, l’angine de poitrine et l’infarctus du myocarde). Cette étude a été publiée le 23 janvier 2008 sur le site de l’European Heart Journal.

Plusieurs travaux épidémiologiques et statistiques avaient été réalisés ces dernières années et ils avaient établi des corrélations tendant à montrer une augmentation du risque cardiovasculaire en fonction de l’exposition aux différentes situations stressantes rencontrées dans le milieu professionnel. L’étude « Interheat » qui avait été menée dans 52 pays avait conclu que ce risque était en moyenne multiplié par 2.

Pour tenter d’identifier les mécanismes physiologiques sous-jacents à ce phénomène, un groupe de chercheurs britanniques a mené une enquête sur 10 308 fonctionnaires britanniques dont le suivi s’est étendu sur 12 ans.

Ils ont ainsi confirmé les données connues sur l’exposition chronique au stress professionnel et l’augmentation du risque de maladies coronariennes. Ils ont observé que ce risque était plus élevé chez les femmes que chez les hommes âgés de moins de 50 ans.

Ils sont allés encore plus loin dans leur recherche, en regardant grâce à des analyses statistiques les comportements alimentaires, l’exercice physique, la consommation de tabac et d’alcool des sujets. Ainsi que le taux de cortisol (hormone du stress) et la présence ou non d’un « syndrome métabolique » (ensemble de perturbations biologiques associées à une obésité qui prédispose notamment aux affections cardiaques) des sujets.

Ils ont alors pu conclure que le stress peut à lui seul être à l’origine des accidents cardiaques par l’intermédiaire du système nerveux végétatif. Système qui assure le contrôle des fonctions respiratoires, digestives, cardiovasculaires et endocriniennes.

De plus, l’étude montre que les personnes soumises à des stress chroniques ont des taux matinaux de cortisol anormalement élevé. Leur appareil cardiovasculaire n’a également plus les mêmes capacités d’adaptation.

Cependant, cela ne veut pas dire que les facteurs comportementaux, tel que le tabagisme, l’alcoolisme et la sédentarité, ne jouent aucun rôle dans les diverses affections cardiaques. Les chercheurs estiment que ces facteurs n’influent que pour 1/3 dans la genèse des manifestations pathologiques.

www.lemonde.com

Posté par Magalie Gallet à 17:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 février 2008

Plus de cancers... mais aussi beaucoup plus de guérisons !

homm_et_femme_H110135_LEn 25 ans (1980-2005), l’incidence du cancer a quasiment doublé chez l’homme (+93%) et fortement augmenté chez la femme (+84%). Ces augmentations sont liées notamment à l’essor démographique et au vieillissement de la population.

Concernant la mortalité, on estime que 146 000  personnes sont décédées d’un cancer en 2005 soit une augmentation de 13 % depuis 1980. Cette augmentation est très inférieure à celle prévue par l’accroissement et le vieillissement de la population.

Cette divergence entre mortalité et incidence s’explique par l’évolution croisée des cancers. Les tumeurs les plus agressives  (œsophage, estomac, voies aérodigestives supérieures) ont chuté ces dernières années chez l’homme en raison d'une baisse de la consommation alcoolo-tabagique, tandis que les cancers de pronostic plus favorable et pouvant être diagnostiqués à un stade précoce, ont augmenté (sein, prostate).

Source : Communiqué de presse de l’INVS du 21 février 2008.

Posté par Erwan Legrand à 13:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 février 2008

Vers la fin des records ?

athletismeLes limites du corps humain pourraient faire en sorte que les records ne soient plus battus après 2027 ! C’est ce qui ressort d’une étude de l’Institut de Recherche bioMédicale et d’Epidémiologie du Sport (I.R.M.E.S.).  

L’étude menée a porté sur l’ensemble des 3263 records du monde établis entre les premiers Jeux Olympiques modernes et aujourd’hui dans cinq épreuves différentes : l’athlétisme, la natation, le cyclisme, le patinage de vitesse et l’haltérophilie. On distingue deux phases dans l’évolution des performances réalisées : une première, de 1896 à 1968, faite de rapides progressions malgré les guerres mondiales qui ont ralenti l’évolution des records ; et une seconde de 1968 à nos jours qui montre une régression très importante des résultats sportifs, en dépit des progrès considérables apportés aux installations sportives, aux conditions d’entraînement et aux équipements. Les records seraient donc atteints à 99% !!!

Quand on commence à parler de record, on pense désormais souvent au dopage. Il est visiblement difficile de conclure quant à la limite précise d’un record étant donné que le dopage modifie de nombreux paramètres…

   Lien vers l’article

Posté par Fabien Le Vee à 17:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 février 2008

Changement climatique: un problème pour le secteur de la santé

climate_mali_home_20080220Célébrée le 7 avril, la Journée mondiale de la Santé, qui commémore la fondation de l'Organisation mondiale de la Santé, est l'occasion de mettre chaque année l'accent sur une question qui revêt une importance majeure pour la santé publique. Cette année, cette journée sera consacrée à la nécessité de protéger la santé des effets néfastes du changement climatique. L'OMS reconnaît que le changement climatique s'accompagne de risques croissants pour la sécurité sanitaire internationale.

Ce sont les pauvres qui seront le plus durement touchés par les effets du changement climatique sur la santé.

Les conséquences de l’évolution du climat sur la santé humaine sont modifiées par des facteurs tels que le niveau de développement, la pauvreté et le manque d’instruction, l’état des infrastructures, les pratiques en matière d’utilisation des sols et la structure politique. Dans un premier temps, ce sont les pays en développement qui seront le plus durement touchés. Les pays où se conjuguent des taux élevés de pauvreté et de malnutrition, la précarité des infrastructures de santé et/ou l’instabilité politique sont ceux qui seront le moins à même de faire face aux problèmes.

Il faut agir dès à présent

Il sera difficile d'inverser les conséquences sanitaires du changement climatique en quelques années ou en quelques décennies. On peut cependant éviter ou limiter nombre d'entre elles. Il existe des mesures connues dans le domaine de la santé comme dans des secteurs connexes pour réduire l'exposition au changement climatique ainsi que les effets de celui-ci. Par exemple, la lutte antivectorielle, la diminution de la pollution due aux transports, l'utilisation efficace des terres et la gestion de l'eau sont autant de mesures bien connues qui ont fait leur preuve et sont utiles.

lambert19

Lien vers l'article

Posté par Pascal Rigouin à 16:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Bar sans tabac : 1er Bilan

Vous l'avez tous remarqué : depuis le 2 janvier 2008, les fumeurs envahissent les trottoirs pour fumer. Depuis cette date, les non fumeurs rentrent de soirée sans sentir la fumée... Il y a donc des avantages et des inconvénients pour les habitudes de chacun. Mais pour la santé, y-a-t-il des changements ?

Près de deux mois après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, le ministère de la santé a annoncé "une baisse de l'ordre de 15 % de l'incidence des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux". Cet indicateur a été mis au point par l'InVS (Institut National de Veille Sanitaire), l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI) et la Direction générale de la santé, qui tient compte des paramètres suivant :

  • l'exposition à la fumée du tabac,
  • le tabagisme et ses conséquences sur la santé

A long terme, les conclusions concernant les affections respiratoires et les cancers broncho-pulmonaire pourront être mises en évidence.

Alors fumeur qui lit ce message, prêt à arrêter de fumer pour la santé des autres ? Si tu es prêt, écrases ta clope pour la dernière fois!!!!

SGE

source

Posté par Maryline Robert à 16:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 février 2008

Les épidemies en France où en est on ???

  • Grippe : 1 770 000 personnes ont consulté leur médecin généraliste en 6 semaines d'épidémie

grippe

Les incidences les plus fortes ont été observées en Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes,     Pays-de-la-Loire et Limousin. L'incidence correspondant au nombre de nouveau cas pendant une période donnée, ici la période est la semaine.

  • Gastro-entérite : La semaine dernière, l’incidence nationale de la diarrhée aigüe a été de 212 cas pour 100 000 habitants, en-dessous du seuil épidémique (253 cas pour 100 000 habitants). C'est donc la fin de l'épidémie de la gastro.

gastro

Les incidences les plus fortes ont été observées en Languedoc-Roussillon , Pays-de-la-Loire et Bretagne.

source

Posté par Maryline Robert à 19:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le cancer du sein en forte diminution

070709_photo_nouvelle_01Publiés dans le Bulletin du cancer de janvier, les chiffres concernant l’incidence (nombre de nouveaux cas) du cancer du sein en France sont favorables pour la première fois depuis de nombreuses années. Alors que les spécialistes parlaient « d’épidémie », les auteurs révèlent que le taux d’incidence à baissé de 4.3% entre 2004 et 2005 et de 3.3% entre 2005 et 2006. Toutes les femmes ne profitent pas de cette réduction, ce sont celles âgées de plus de cinquante ans qui contribuent à l’amélioration des chiffres avec une chute de 6% du nombre de cancers contre seulement 0.5% pour celles âgées de moins de 50 ans.

Ces résultats sont d’autant plus encourageant que la généralisation du dépistage et l’amélioration des techniques d’imagerie auraient du conduire à la détection de beaucoup plus de cancers. Le nombre de mammographies a en effet bondit de 335% entre 2000 et 2006. Les médecins expliquent ces progrès par l’arrêt de l’utilisation des traitements hormonaux substitutifs (THS).

Les THS sont prescrits aux femmes ménopausées afin de diminuer les troubles liés à cette période délicate. Depuis plusieurs années ils sont dans le collimateur des cancérologues qui y voient une des causes de la « flambée » du cancer du sein.

Bien sûr, les traitements hormonaux ne sont pas seuls en cause. Beaucoup de facteurs environnementaux et alimentaires sont également impliqués : alcool, obésité, consommation excessive de viande, tabac…sans compter le poids de l’hérédité.

Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent. Chaque année plus de 40 000 nouveaux cas sont diagnostiqués et il cause près de 12 000 décès.

Voici un graphique representant les nouveaux cas de cancer du sein et les décés dans les cinq continents en 2000 ( cliquez sur l'image ) :

cas2000_du_sein_fr

 

Posté par Regis Bihan à 13:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 février 2008

Moins de crises cardiaques en Italie depuis l'interdiction de fumer

ALeqM5i4Xl0txGkwu7BnPgn1zeahob0TVwLe nombre des crises cardiaques a diminué "de manière significative" en Italie depuis l'entrée en vigueur, en janvier 2005, de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, selon une étude publiée par le journal de l'American Heart Association.

Francesco Forastiere (Département d'épidémiologie, Administration sanitaire locale, Rome) et ses collègues ont analysé les accidents coronaires aigus survenus à Rome sur la période 2000-2005, chez des habitants de la capitale italienne âgés de 35 à 85 ans. Ils ont pris en compte les admissions à l'hôpital ainsi que les décès, à l'hôpital ou "hors hôpital".

Ils ont noté, après l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer, une réduction de 11,2% du taux annuel de survenue d'accidents coronaires aigus dans la tranche d'âge 35-64 ans. Pour les 65-74 ans, la diminution est de 7,9%, tandis que pour les plus âgés, les chercheurs n'ont pas trouvé de différence.

Posté par Erwan Legrand à 13:43 - Commentaires [1] - Permalien [#]